En Allemagne, les actes xénophobes et antisémites ont augmenté de 20 % en 2018

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Un rapport du ministère de l’Intérieur allemand a recensé 7 701 actes xénophobes et 1 799 actes antisémites en 2018, soit un bond de 19,7 %. Près de 90 % des auteurs sont issus de l’extrême droite, alors que les migrants sont régulièrement accusés d’être responsables de ces crimes.

Les actes criminels à caractère xénophobe et antisémite ont augmenté de près de 20 % en Allemagne l’an passé, selon les derniers chiffres du ministère de l’Intérieur publiés mardi 14 mai.

Dans son rapport, celui-ci recense 7 701 actes criminels xénophobes, un bond de 19,7 % comparé à 2017.Les actes antisémites se chiffrent eux à 1 799, une progression similaire.

Près de 90 % de leurs auteurs proviennent de milieux d’extrême droite, a précisé le ministre de l’Intérieur conservateur Horst Seehofer lors d’une conférence de presse.

Malgré des décennies de repentance pour l’Holocauste, l’Allemagne ne fait pas exception en Europe où, à l’instar de la France, les attaques contre les juifs se sont répandues.

Le ministre des Affaires étrangères social-démocrate Heiko Maas s’en est de nouveau inquiété mardi. L’antisémitisme n’est « pas un produit d’importation », a-t-il mis en garde, alors que les migrants originaires de pays arabes ont souvent été désignés comme en partie responsables de la montée des attaques contre des Juifs.

Entre 2015 et 2016, l’Allemagne a accueilli plus d’un million de migrants en provenance de Syrie, d’Afghanistan ou d’Irak. « Beaucoup de ceux qui sont venus chez nous se sont vus inoculer très jeunes des clichés antisémites », a toutefois noté Heiko Maas lors de l’inauguration d’un réseau européen de lutte contre l’antisémitisme.