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France Lutte contre lantisémitisme

Un an de prison requis contre Alain Soral pour des propos antisémites

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Source: leparisien

L’essayiste d’extrême-droite avait qualifié le Panthéon de « déchetterie casher » après l’entrée de Simone Veil en juillet dernier. 

Déjà condamné à plusieurs reprises par la justice, Alain Soral était jugé ce mercredi après avoir qualifié le Panthéon de « déchetterie casher » dans une vidéo postée en juillet. Un an de prison ferme a été requis à l’encontre de l’essayiste d’extrême droite pour « injure publique à caractère antisémite et pour provocation publique à la haine ». La décision sera rendue le 2 octobre.

« On a toute la famille Veil qui vient d’y rentrer, et puis là ils veulent peut-être presque nous mettre Lanzmann » (Claude Lanzmann, ancien résistant et réalisateur du documentaire « Shoah » décédé le 5 juillet 2018), avait déclaré Soral sur son compte YouTube après l’inhumation de Simone Veil et de son époux Antoine au Panthéon, le 1er juillet dernier.

Alain Soral a « des propos qui sont l’expression de la haine », a résumé le représentant de l’accusation. « Les propos de Soral sont de la provocation, pas des actes appelant à la violence » qui seraient « discriminatoires », a plaidé son avocat Me Damien Viguier, en reprenant longuement les thèses de son client.

Au sujet du terme « déchetterie », l’avocat a suscité l’indignation des parties civiles en faisant un lien entre les corps entreposés au Panthéon et les « cadavres » d’enfants résultant selon lui des avortements légalisés par Simone Veil.

« Aujourd’hui, Soral c’est la marque de l’antisémitisme. Soral est devenu synonyme d’antisémite professionnel » a affirmé Me Stéphane Lilti, avocat de l’association « J’ACCUSE ! », qui s’était constituée partie civile, avec SOS Racisme et la Licra.

En janvier, Soral avait déjà été condamné à un an de prison ferme, sans mandat d’arrêt, pour avoir injurié une magistrate et tenu des propos antisémites sur son site internet. Le 15 avril, l’essayiste avait été condamné à un an ferme pour négationnisme dans une affaire distincte. Le tribunal correctionnel avait alors ordonné un mandat d’arrêt contre lui, que le parquet avait refusé d’exécuter estimant qu’il n’avait pas de base légale.