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France Lutte contre lantisémitisme

L’homme qui a proféré des injures antisémites contre le philosophe Alain Finkielkraut a (enfin!) été arrêté par la police

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Source: spiegel

Selon les informations du Parisien ce matin, Benjamin Weller , l’homme qui insulte le philosophe sur les vidéos largement diffusées depuis samedi a été interpellé.

C’est lui qui est soupçonné d’avoir infligé samedi, avec virulence, un flot d’insultes, notamment antisémites, à Alain Finkielkraut.

L’homme a été placé en garde à vue mardi soir par les enquêteurs de la BRDP (Brigade de Répression de la Délinquance à la Personne), dans le cadre de l’enquête ouverte par le parquet de Paris le 17 février du chef d’injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion.

Il était l’un des plus agressifs dans ses propos contre Alain Finkielkraut, samedi 16 février à Paris, lors du quatorzième samedi 16 février du mouvement des Gilets jaunes.

Sur la vidéo qui a enregistré la scène, l’homme roux, portant une barbe et pointant du doigt l’académicien, est complètement reconnaissable. Il lance « La France, elle est à nous », tout en montrant le keffieh vert qu’il porte au cou. Il poursuit, virulent :« Espèce de raciste, tu es un haineux et tu vas mourir, tu vas aller en enfer et Dieu il va te punir. Le peuple va te punir, le Créateur va te punir. » Il vitupère : « Espèce de sioniste. […] Grosse merde ! »

Cet homme, le principal suspect, a été identifié, a indiqué le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner dimanche. Ses propos ont suscité un tollé et ravivé les craintes d’un antisémitisme rampant en France.

Le suspect est connu des services de police pour des outrages aux forces de l’ordre, selon Europe 1. Le journal Le Parisien écrit, lui, que cet homme aurait été identifié par un policier et qu’il « est connu des services de renseignement pour avoir évolué en 2014 dans la mouvance radicale islamiste, d’obédience salafiste ». Dans son environnement gravite des personnes radicalisées, assure BFMTV en citant des sources proches de l’enquête. Il ne figure toutefois pas au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).