LOADING

Type to search

Canada Lutte contre lantisémitisme

“Je continuerai à condamner le BDS” (Trudeau)

Share
Source: Times of Israel

Le Premier ministre Justin Trudeau a de nouveau associé le mouvement BDS à de l’antisémitisme lorsqu’il a été invité à retirer sa déclaration mardi lors d’un événement à l’Université Brock du Canada.

“Je continuerai à condamner le mouvement BDS”, a-t-il déclaré en soulignant que ses propos ne visent pas à “rendre illégitimes toutes critiques de la politique israélienne.”

“Il est inacceptable que des organisations telles que BDS choisissent de délégitimer et de diaboliser Israël,” a-t-il affirmé.

“Ce n’est pas correct de discriminer ou de mettre mal à l’aise quelqu’un sur le campus en raison de sa religion et, malheureusement, le mouvement BDS est souvent lié à ce type d’action”, a-t-il ajouté.

Le premier ministre canadien avait présenté début novembre des excuses officielles au Parlement pour le refus du Canada d’accueillir en 1939 des centaines de Juifs allemands qui cherchaient à fuir le régime nazi.

Le 15 mai 1939, à quelques mois du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, le paquebot “Saint-Louis” avait quitté l’Allemagne avec près de 1.000 passagers, dont 907 Allemands juifs cherchant à échapper à la persécution.

Première escale du navire, Cuba leur avait refusé l’asile. Même chose aux Etats-Unis, puis au Canada, en raison d’une politique d’immigration discriminatoire en vigueur à l’époque.

Le Canada ne comptait alors que 11 millions d’habitants, dont seulement 160.000 de confession juive, a rappelé M. Trudeau.

“Bien que des décennies se soient écoulées depuis que nous avons tourné le dos aux réfugiés juifs, le temps n’a aucunement absous le Canada de sa culpabilité ou allégé le poids de sa honte”, avait poursuivi M. Trudeau.

“Les Juifs sont la cible de 17% des crimes haineux commis au Canada, un pourcentage nettement plus élevé que celui des autres groupes”, a-t-il souligné.

“La discrimination et la violence contre les Juifs, au Canada et ailleurs dans le monde, se poursuivent à un rythme alarmant. Ces maux diaboliques n’ont malheureusement pas pris fin avec la Seconde Guerre mondiale”.