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Grande-Bretagne Rapports Annuels

Le discours antisémite-rapport pour l’année 2017

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Source: CST

Le nouveau rapport du CST (le fond pour la sécurité de la communauté) le discours antisémite en Grande-Bretagne 2017 publié aujourd’hui, analyse la présence d’idées ou d’un langage antisémite, et débat sur l’antisémitisme en général, dans les médias grand public, en politique et dans le débat public au cours de l’année dernière. Les préjugés ou l’hostilité envers les juifs ou à leur sujet, simplement parce qu’ils sont juifs, sont rarement entendues dans la vie publique en Grande-Bretagne; mais l’expression et la transmission de positions antisémites sur les “sionistes” ou sur Israël, y compris des théories du complot et le harcèlement sur le souvenir de la Shoah, sont plus courants et ont parfois même été défendues comme une partie légitime de la politique du courant dominant au cours de l’année 2017.  

Les controverses sur l’antisémitisme au sein du parti du Labor se sont poursuivies au cours de l’année 2017, après avoir atteint des dimensions nationales l’année précédente (elle se poursuivra aussi en 2018). Mais l’antisémitisme dans la vie politique ne s’est pas limité à un antisémitisme persistant dans les rangs du parti du Labor. Des personnes de différentes tendances de l’arène politique ont été accusées d’avoir parlé du “lobby juif” ou ” du lobby israélien” en des termes rappelant les théories du complot antisémite. Des exemples de ce phénomène concernent aussi Nigel Farage ainsi que la chaîne de télévision Al Jazeera en 2017.

Les réseaux sociaux et internet ont rempli un rôle dominant qui ne fait que grandir dans la transmission et le renforcement d’idées et de croyances antisémites, au cours de l’année 2017. Des exemples d’antisémitisme sur les groupes Facebook soutenant le parti du Labor ont explosé et les groupes ont rempli un rôle particulier car leurs membres se sont rassurés les uns les autres en prétendant que l’antisémitisme au sein du parti était mensonger ou exagéré.

Au cours de l’année 2017, les réactions suite aux évènements au Moyen-Orient, ou “évènements Trigger”, ont procuré un environnement dans lequel des positions antisémites ou des stéréotypes étaient parfois impliqués. L’une des raisons fut l’annonce du président des Etats-Unis, Donald Trump, de son intention de transférer l’ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel Aviv à Jérusalem.

La tragédie de la tour Grenfell, qui a eu lieu en juin 2017, a servi les théoriciens du complot de différents milieux qui ont déclaré que les “sionistes” ou les juifs étaient responsables directement ou indirectement de l’incendie qui a coûté la vie à 72 résidents de la tour.

La plus grande enquête sur les positions du public britannique envers les juifs et Israël, réalisée par l’institut de recherche sur les politiques juives et le CST, a été publiée en 2017. Elle a révélé que la plupart des gens en Grande-Bretagne ont déclaré ressentir une attitude positive envers les juifs, mais que les positions antisémites étaient répandues. Elle a aussi apporté des constats statistiques sur les niveaux d’antisémitisme au sein des sous-groupes religieux et politiques.  

Concernant le phénomène du discours antisémite dans la vie publique, le CST reconnait la complexité et les nuances souvent repérées dans les efforts pour identifier un langage antisémite exprimé par des personnes qui ne sont pas antisémites consciemment ou sciemment, et qui ne comprennent pas ou n’évaluent pas le poids de leurs paroles. Le CST fait la différence entre ce type de langage et les cas de haine antisémite, détaillés dans les rapports sur les incidents antisémites séparés