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La propagande

Propos antisémites d’un proche conseiller du président Erdogan

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Source: TheJC

Ankara – Les propos antisémites se suivent au sein du pouvoir turc, et la crise actuelle entre Washington et Ankara est une nouvelle occasion pour la ‘nomenklatura’ islamique de déverser sa haine envers Israël et les Juifs en général.

Après le fils du président Recep Erdogan qui avait attribué à un “complot israélien” la responsabilité de la crise entre la Turquie et les Etats-Unis, voici Burhan Kuzu, l’un des fondateurs du parti islamique AKP et proche conseiller du président turc qui a écrit des propos dignes du Protocole des Sages de Sion: “Le monde est contrôlé par des billets d’argent imprimé par une douzaine de familles de banquiers sionistes d’origine juive. Si Donald Trump s’oppose à elles, elles le feront assassiner”!

Bien que n’étant plus député aujourd’hui, Burhan Kuzu est toujours présent dans l’organigramme du parti et dans les allées du pouvoir, et conseille le président Recep Erdogan. Burhan Kuzu s’est bien entendu défendu de tout antisémitisme, déclarant qu’il n’avait rien contre les Juifs de Turquie.

Concernant la crise actuelle, le président américain Donald Trump a rappelé lundi qu’il sera intransigeant sur la demande de libération du prêtre Andrew Brunson. Donald Trump a exprimé sa “profonde déception” face à l’ingratitude du président turc. Il avait en effet convaincu Israël de libérer de prison et d’expulser une ressortissante turque soupçonnée d’avoir transféré de l’argent au Hamas. En contrepartie, le gouvernement turc devait libérer le prêtre américain. Or, la justice turque l’a libéré de prison pour le maintenir en assignation à résidence. N’ayant pas peur du ridicule, le président Erdogan avait refusé d’interférer, au motif qu’il voulait…préserver l’indépendance de la justice turque…!

Le président américain a déclaré: “Erdogan voulait la libération d’Ebru Özkan, emprisonnée en Israël pour blanchiment d’argent au profit du Hamas. J’ai obtenu cela pour lui de la part d’Israël. Je pensais sincèrement que nous aurions en retour la libération de cet homme extraordinaire et innocent Andrew Brunson. Mais non. Ce que fait la Turquie est très regrettable et elle commet une terrible erreur. Il n’y aura aucune concession de notre part quant à la demande de libération d’Andrew Brunson. J’aime la Turquie et ses habitants. Jusqu’à présent nous entretenions des relations amicales et j’avais même de bonnes relations personnelles avec le président Erdogan. Mais tout cela ne peut pas être à sens unique. Nous ne cèderons pas sur la question d’Andrew Brunson”.

Le président Recep Erdogan rejette pour l’instant toutes les menaces et sanctions américaines, indiquant que “personne n’arrivera à mettre la Turquie à genoux”…