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Délégitimation

Corbyn prône le boycott intégral d’Israël en 2015

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Source: JTA

Des images de 2015 (année de son investiture en tant que dirigeant du Parti Travailliste) démontrent que Jeremy Corbyn approuve pleinement le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël en tant que “partie intégrante d’un processus juridique qui doit être adopté“.

Corbyn, un politicien d’extrême-gauche qui est devenu le chef de file du parti travailliste britannique en 2015, est filmé lors d’une conférence à Belfast, quelques mois avant qu’il n’assume la direction du parti.

Corbyn a, ensuite, prétendu qu’il s’opposait à un boycott général d’Israël, affirmant plutôt qu’il prônerait de boycotter uniquement les produits des “colonies” (implantations) israéliennes.

“Jeremy n’est pas en faveur d’un boycott global ou général”, a déclaré un porte-parole de Corbyn au The Guardian en décembre. “Il ne supporte pas BDS. Il soutient des actions ciblées visant les colonies illégales [implantations sous juridiction israélienne dans le cadre des accords d’Oslo II 1995, selon des prérogatives négociées entre les deux parties et elles seules, sous l’égide de Bill Clinton] dans les territoires occupés [disputés]. “

Dans le film tourné à Belfast, on lui demande: “Le panel (directeur) peut-il donner de l’espoir au peuple palestinien en soutenant le mouvement pour le désinvestissement et les sanctions contre le boycott contre Israël?”

Il répond : “Je pense que la campagne de boycott, la campagne de désinvestissement et de sanctions, fait partie intégrante d’un processus juridique qui doit être adopté”. Il ajoute plus tard : “Je pense que les sanctions contre Israël, en raison de sa violation de “l’accord commercial” (?), sont la manière appropriée de promouvoir [le] processus de paix “.

Les images ont été publiées en 2015 par le Sinn Féin, le parti politique extrémiste nationaliste nord-irlandais qui a accueilli Corbyn à Belfast. Corbyn, qui, en 2009 ,a accueilli au parlement britannique une visite d’hommes politiques du Hamas et du Hezbollah, les qualifiant d’être ses “amis”, était alors un casse-tête dans l’univers du Parti Travailliste, à cause de sa politique radicale. Il était alors largement perçu comme ayant peu de chances de mener le mouvement.

David Hirsh, maître de conférences à Goldsmiths, Université de Londres et auteur du livre “Antisémitisme au sein de la gauche contemporaine”, a publié jeudi la vidéo sur sa page Facebook.