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Etude: les évènements antisémites dans lesquels Israël est impliqué provoquent une l’hostilité envers les étudiants juifs

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Source: AMCHA Initiative

Le rapport annuel publié aujourd’hui par le journal “Amcha” sur l’activité antisémite dans les campus aux Etats-Unis révèle que les évènements antisémites liés à Israël entraîneront pour la plupart une ambiance hostile envers les étudiants juifs, contrairement aux évènements liés à l’antisémitisme classique. Une analyse approfondie des incidents de 2015 jusqu’à la première moitié de 2018, démontre que les évènements liés à Israël ont beaucoup plus d’influence lorsque, au lieu de boycotter Israël, ils s’attaquent concrètement au boycott des étudiants et des élèves juifs.

Sachant que les incidents antisémites risquent d’avoir une influence sur les élèves juifs, de manière individuelle ou collective, la dernière étude du journal “Amcha” a voulu aller plus loin que les précédentes études, pour mieux comprendre comment opère actuellement l’antisémitisme sur les campus américains. Cette analyse a révélé que les incidents antisémites liés à Israël ont tendance à contribuer plus largement à une athmosphère hostile envers les étudiants juifs que les incidents antisémites classiques, et que l’activité anti israélienne dans le campus n’est pas destinée à atteindre Israël, mais vise de plus en plus les partisans pro-israéliens de la communauté du campus.

Afin de mieux comprendre de quelle façon les événements antisémites affectent le climat dans les campus à propos des étudiants juifs, les enquêteurs de “Amcha” ont examiné de près les cas de harcèlement, de vandalisme et d’attaques anti-juives (antisémitisme classique) et anti-sionistes (Israël) dont le but est de causer préjudice. Les enquêteurs ont développé un nouvel indice afin de différencier les événements mis en place pour atteindre intentionnellement et directement et causer préjudice aux étudiants juifs, comme les attaques physiques, les menaces, la destruction des biens, l’intimidation, et ceux venant exprimer des croyances et des préjugés sur les juifs ou sur Israël, mais dont le but n’est pas l’atteinte physique des étudiants juifs. Les enquêteurs ont également vérifié chaque incident provoqué par plus d’une personne, et si les auteurs étaient liés à des groupes spécifiques. D’après une enquête sociologique et psychologique, l’intimidation par plusieurs personnes ou par un groupe, connue sous le nom de “harcèlement”, augmente la tension émotionnelle de ses victimes.

Malgré le fait qu’il semblerait que les actes antisémites liés à Israël contribuent advantage à un environnement hostile auprès des étudiants juifs, les directeurs des universités ont, en général, beaucoup moins réagi sur les événements liés à Israël que sur les événements antisémites classiques. Cela provient en grande partie du fait que les directeurs des universités reconnaissent que l’antisémitisme classique risque d’enfreindre la loi d’Etat ou fédérale sur la discrimination qui interdit le harcèlement des étudiants en raison de la race, de la couleur et du sexe, de la religion et de l’origine ethnique. Toutefois, les directeurs des universités sont parfois loins de reconnaître les harcèlements antisémites comme une sorte de discrimination illégale, car ils les considèrent motivés par des considérations politiques et non des considérations ehtniques ou religieuses.

Mais la réalité est qu’un harcèlement est un harcèlement. L’impact sur les étudiants du manque de tolérance et du harcèlement est semblable, sans rapport avec la motivation du criminel ou l’identité de la victime. Il faut considérer ce comportement méprisable qui empêche les étudiants de profiter d’une éducation sans être dérangés et prendre des mesures.

Alors que les lois contre la discrimination tentent de garantir que les étudiants juifs soient protégés du harcèlement, il existe des mesures immédiates que les directeurs des universités peuvent et doivent prendre sur le champ, comme la mise en place d’une “déclaration d’égalité” assurant à tous les étudiants une protection égale contre le harcèlement et un comportement intolérant; une révision de la politique universitaire venant interdire le harcèlement, la liberté d’expression et l’entrave à l’égalité des chances en manière d’éducation pour tous les étudiants; et la conduite de programmes éducatifs pour encourager l’élargissement des points de vue de façon productive et respectable.