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Facebook n’interdit pas les publications antisémites

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Source: The Times

Des publications antisémites prétendent que l’Holocauste est un mensonge et que les juifs sont des “barbares” qui continuent d’être publiés sur Facebook malgré les rapports dénoncés à leur sujet auprès de la société.

Des caricatures décrivant le peuple juif comme des cafards à long nez, sont mis en lien sur le fameux site de vente de livres “holohoax” qui ont été interdits par les détaillants traditionnels ainsi que les pages des partisans du déni de la shoah qui ont été condamnés et qui sont aussi disponibles.

Les instructions de Facebook classent les supports antisémites comme des discours de haine et la société a fait savoir qu’il est de son devoir de supprimer des posts de ce type. Toutefois, elle ne considère pas le déni de la Shoah comme un discours haineux.

Le “Times” a trouvé plusieurs dizaines d’exemples de documents qui incitent à la haine et à la violence contre les juifs. Des messages ont été transmis à ce sujet à la société. Lorsque le message a été transmis à Facebook, plusieurs supports ont été effacés, mais jusqu’à hier, des posts antisémites ont encore été affichés sur Facebook.

Parmi les contenus qui ont été enlevés, il y avait la photo d’une femme juive accompagnée du texte suivant:”j’ai la capacité d’éradiquer toute la race blanche…on corrompt leurs enfants, on détruit leurs familles”.

Une autre, laissée sur la toile, montrait une Magen David avec l’inscription “le pire cancer que ne n’ai jamais connu”.

Marc Zuckerberg, le fondateur de Facebook, a été vivement critiqué lorsqu’il a déclaré qu’il faut autoriser la publication de supports faisant le déni de la Shoah car les gens ne se “trompent pas délibérément”. Il a déclaré:”Si nous effacions les publications des gens parce qu’ils écrivent quelques paroles fausses, il serait alors difficile d’accorder la parole à l’ensemble de l’humanité”.

Environ 119 milliards de dollars se sont envolés de la valeur de Facebook hier – la baisse la plus forte en un jour dans l’histoire des Etats-Unis – et ce après que la société a annoncé une croissance bien plus faible que prévu. Des analystes ont déclaré que le public a perdu sa confiance dans la société suite au scandale des données de Cambridge analytique, où des profils de Facebook sont utilisés sans l’autorisation des utilisateurs pour envoyer du matériel publicitaires avant les élections.

Facebook tente aussi de faire face aux problèmes qui ont été soulevés suite à la mise en place d’une campagne publicitaire qui promet que les résultats seront meilleurs.

Damien Collins, le président de la commission culturelle, de la communication et des sports, a déclaré:”cela souligne à nouveau la profondeur de l’abîme entre les instructions de Facebook et le fait qu’elle ne les applique pas. Ces posts antisémites si honteux n’ont pas leur place dans la société et n’ont pas leur place sur les réseaux sociaux.

“Se cacher derrière la liberté d’expression est utilisé depuis déjà longtemps par les sociétés des réseaux sociaux, mais il n’y a aucune excuse à accueillir ce contenu vicieux sur Facebook. Je lance un appel à Facebook pour prendre des mesures et appliquer comme il se doit ses instructions”.

“Ils ne peuvent pas simplement tirer sur les ficelles et faire semblant de n’y être pour rien. Pourquoi prétendent-ils avoir des standards communautaires ou une repsonsabilité communautaire s’ils ferment les yeux sur la promotion de la violence et de l’extrémisme?”

Ewitt Cooper, la présidente du comité électoral, a déclaré:” Facebook délivre une immense plateforme mondiale aux gens sur laquelle il est possible d’inciter à une haine raciale et diffuser des mensonges qui conduisent à l’antisémitisme.

David Abissan, le PDG du projet “contre l’extrémisme” a déclaré:””Facebook ne laisse pas seulement les négationnistes de l’Holocauste et l’antisémitisme continuer d’être disponibles en ligne, mais Mr. Zuckerberg utilise la liberté d’expression pour excuse. Ces opinions antisémites sont contraires aux instructions de Facebook. Nous lançons un appel à Facebook pour prendre d’importantes mesures en urgence afin de garantir que leur plateforme ne permette pas d’encourager une activité violente et illégale”.

La porte-parole de Facebook a déclaré qu’elle n’autorise pas la publication de discours haineux antisémites ou d’incitation à la violence sous toute ses formes, bien que certains endroits sont encore accessibles même après avoir été soulignés. Dans la nuit d’hier, la plateforme a effacé plusieurs annonces qui avaient été soulignées par le “Times” après que le journal a jugé qu’elles avaient enfreint sa politique à propos des discours haineux.