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La propagande

La communauté juive de Grande-Bretagne rejette les nouvelles instructions du parti du Labour en ce qui concerne l’antisémitisme.

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Source: jpost

Les dirigeants de la communauté juive de Grande-Bretagne ont vivement critiqué la nouvelle définition sur le traitement de l’antisémitisme qu’a publié le parti du Labour en Grande-Bretagne, en affirmant que des paragraphes clés contenus dans la définition convenable de l’Organisation internationale en souvenir de l’Holocauste avaient été omis.

Les nouvelles instructions du parti du Labour, publiées pour la première fois lors de l’émission de radio de LBC, se basent sur la définition d’une étude de l’IHRA sur le sujet de l’antisémitisme, mais ne comprennent pas plusieurs paragraphes clés.

Il s’agit entres autres d’un paragraphe qui accuse les citoyens juifs d’être plus fidèles à Israël qu’aux intérêts des pays dans lesquels ils vivent, ainsi que d’attribuer des standards doubles envers Israël en exigeant de lui une conduite qui n’est exigée d’aucun autre pays démocratique.

Les paragraphes spécifiques des nouvelles instructions du Labour omettent aussi les paragraphes de l’IHRA selon lesquels “le déni du droit du peuple juif à l’autodétermination, en déclarant par exemple que l’état d’Israël est une entité raciste”, et que “la comparaison entre la politique israélienne actuelle et celle des nazis”, sont des actions antisémites.

Des alinéas séparés dans les nouvelles instructions du Labour déterminent:”le parti sait parfaitement que le peuple juif a le droit à une autodétermination comme tout autre peuple”, et que “dénier ce droit revient à considérer le peuple juif de manière inégale et représente donc une sorte d’antisémitisme”.

Les nouvelles directives du Labour précisent que ce n’est pas antisémite d’utiliser des métaphores sur un comportement historique inapproprié pour critiquer la politique d’Israël, mais souligne qu’un précédent rapport sur l’antisémitisme qui a été adopté par le parti s’oppose à “l’utilisation de métaphores comme Hitler, nazi et Shoah, des déformations et des comparaisons surtout dans les discussions sur Israël-Palestine”.  

Le Conseil des représentants des juifs de Grande-Bretagne, ainsi que le Conseil des dirigeants juifs, deux organisations juives importantes, ont déclaré en réaction aux critères, ne pas comprendre pourquoi le parti du Labour a refusé d’adopter l’ensemble des instructions de l’IHRA. Ils ont affirmé que les critères avaient été adoptés par le gouvernement britannique, l’Assemblée régionale, 124 conseils municipaux et de nombreux gouvernements à travers le monde.

“Il est impossible de comprendre pourquoi le Labour refuse de reconnaître cette définition universelle. Son action ne fait qu’alléger le contenu de la définition et renforce encore plus le manque de confiance que les juifs de Grande-Bretagne éprouvent envers le parti concernant la prise de position sur l’antisémitisme au sein du mouvement Labour”, ont déclaré les organisations.

La campagne contre l’antisémitisme en Grande-Bretagne a aussi été très critique envers le Labour en déclarant qu’en omettant une partie des instructions de l’IHRA, il semblerait que le Labour accorde une légitimité à certaines formes d’antisémitisme.

Les quatres exemples qui ont été enlevés par le parti du Labour sont primordiaux pour comprendre l’antisémitisme postérieur à la Shoah et l’antisémitisme de l’extrême gauche qui détient à présent le parti du Labour entre ses mains”, a déclaré le CAA.

“Il est motivé par la haine obsessive envers l’état d’Israël de la part de la faction de Corbyn et il semblerait qu’il soit destiné à déclencher certaines formes de discours antisémites qui n’ont pas de place dans une société démocratique libérale”, a-t-il ajouté, en faisant référence au chef du parti du Labour, Jeremy Corbyn.

Mercredi, les dirigeants juifs du parti du Labour et l’organisation du parti du Labour ont rédigé un courrier au secrétaire du parti Labour en signe de protestation envers les instructions qui seront bientôt publiées.

“La communauté juive et le mouvement juif du Labour sont convaincus que la meilleure définition de l’antisémitisme est la définition de l’IHRA dans son intégralité”, a écrit la député Luciana Berger, et le président du JLM, Ivor Caplin.

“Il n’y a rien à y changer, et on ne sait pas pour qui ces changements ont été effectués. Nous ne pouvons pas laisser l’antisémitisme sortir gratuitement de prison”.