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Rapport de la Ligue contre la diffamation: 77% d’augmentation de cas de propagande des partisans de la suprématie blanche dans les campus aux Etats-Unis ces neuf derniers mois

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Source: ADL

Les organisations pour la suprématie de la race blanche ont renforcé leur campagne de propagande, en pénétrant dans les campus à travers les Etats-Unis. Le nombre de cas a augmenté de 77% au cours de l’année académique 2017-2018, d’après les nouvelles données publiées aujourd’hui par la Ligue contre la diffamation (ADL).

Depuis le 1er septembre 2017 et jusqu’au 31 mai 2018, le centre d’études de l’extrémisme de la Ligue contre la diffamation a enregistré 292 cas de propagande pour la suprématie de la race blanche dans les campus des Etats-Unis, y compris la distribution de prospectus, d’autocollants, de bannières et d’affiches – contre 165 cas au cours de l’année académique 2016-2017. Depuis le 1er septembre 2016, la Ligue contre la diffamation a enregistré 478 cas de propagande comme mentionné, dirigés contre 287 campus dans 47 états et dans la province Colombia.

“Les campus et les communautés concernées, doivent être des lieux d’apprentissage, de croissance et d’avenir – et non pas de racisme borné et de rétorique remplie de haine du passé, “a déclaré le PDG mondial de la Ligue contre la diffamation, Jonathan Greenblatt. “Nous sommes inquiets du fait que les partisans de la suprématie de la race blanche renforcent leurs efforts et dirigent la propagande vers les institutions de l’enseignement, en espérant enrôler des jeunes pour soutenir leurs visions déformées du monde”.

Les messages de propagande pratiquent un langage masqué plutôt utilisé par les partisans de la race blanche et jusqu’à des images clairement racistes qui s’attaquent à des minorités, y compris les juifs, les noirs, les musulmans, les immigrés non blancs et la communauté Gay. Par exemple, l’une des dernières propagandes prône la vision, absente de tout fondement, qui reflète, soi-disant, le danger des immigrés illégaux qui s’approchent de la frontière mexico-américaine.

TWP, VA and NSL have posted these fliers on campuses this year

 

Identity Evropa (IE), un groupe qui œuvre pour la préservation “de la culture blanche américaine” et pour la promotion de l’identité européenne blanche, est responsable de presque la moitié des cas (230 sur 478). Patriot Front, fondé l’an dernier, est derrière 70 cas.

Les cibles les plus populaires de la propagande ont été les campus du Texas et de la Californie, avec respectivement 67 et 58 cas depuis septembre 2016. Ces états se démarquent le plus en ce qui concerne le IE et Front Active, tant par la quantité des adhérents que par l’ampleur de leur activité. Les états suivants sont la Floride et Washington, avec 24 cas pour chacun d’entre eux.

“Il est important que l’équipe administrative des universités respecte la liberté d’expression et la défende à tout instant, mais il est tout autant essentiel que les mesures nécessaires soient prises pour lutter contre les messages remplis de haine provenant de ces organisations”, a déclaré Greenblatt. “Ces mesures peuvent comprendre une formation des équipes pédagogiques et des étudiants sur les droits découlants de la première révision de la constitution, en plus d’une formation des équipes des campus sur l’attitude à prendre face aux évènements de discrimination et aux crimes haineux”.

La Ligue contre la diffamation a diffusé dernièrement une information aux campus intitulée “Uncycled Hate”. Cette source a pour but de guider les directeurs des campus sur le traitement de ces évènements sous différents aspects, notamment par la prévention, la préparation, la réaction, la guérison et l’éducation. L’objectif est d’aborder les aspects complexes des préjugés et de la haine par l’analyse et l’application d’initiatives liées à l’atmosphère qui règne dans le campus et les méthodes pratiques en réponse aux évènements.

En plus de ces activités, les partisans de la suprématie de la race blanche ont renforcé leurs efforts de propagande en dehors des campus vers de nouvelles directions, comme par exemple les ponts et les échangeurs d’autoroutes (rapport de la Ligne contre la diffamation de mars 2018 sur le sujet). La Ligue contre la diffamation a enregistré 185 cas de diffusion de la propagande en dehors des campus depuis janvier 2018 – une moyenne d’un cas de plus par jour, pour l’instant, sur l’année en cours.

“Nos données démontrent que la campagne de propagande des partisans de la suprématie de la race blanche continue à prendre de l’ampleur, à l’intérieur et à l’extérieur des campus, sur internet comme sur le terrain”, a indiqué Oren Segal, directeur du centre d’études de l’extrémisme de la Ligue contre la diffamation. “Le courant “Halt Reit” au sein du mouvement pour la suprématie de la race blanche continue d’être la force motrice qui se cache derrière ces activités”.