Holocauste

Shoah – Holocauste (littéralement, sacrifice entièrement consommé par les flammes) – résultat de l’Etat nazi antisémite. Le génocide planifié de la communauté juive européenne, soviétique, balkanique et d’Afrique du Nord, perpétré par les Nazis sous le contrôle d’Adolf Hitler avant et durant la Deuxième Guerre Mondiale. Le terme «Holocauste» a été au départ utilisé pour l’anéantissement des Juifs d’Europe, apparemment déjà en 1942. Il a depuis été utilisé pour les meurtres de masse d’autres minorités. «L’Holocauste» se réfère particulièrement au meurtre des Juifs par les Nazis et porte une majuscule. Selon les archives récemment déclassées à Bad Arolsen, les Nazis ont tué près de 17 millions de personnes dans les camps de concentration et les camps de travaux forcés, les pelotons d’exécutions et autres moyens, en plus des personnes tuées durant les batailles. D’autres estiment que le total des morts s’élève à 26 millions. En plus des Juifs, les victimes incluent les Gitans, les homosexuels, les personnes handicapées physiques et mentales ainsi que les prisonniers politiques. Toutefois, le meurtre des gitans n’a été que partiel, et le programme d’euthanasie a été stoppé après des protestations effectuées en Allemagne. Les Juifs furent sélectionnés comme un groupe «racial» et tués de façon systématique. Il est à préciser que le meurtre des Juifs n’était du à aucune opposition quelconque de la part des Juifs envers l’Etat d’Allemagne, si ce n’est les révoltes des ghettos entreprises par désespoir, ce génocide fut le résultat d’une politique d’état.

Hitler a réitéré à plusieurs reprises son antipathie envers les Juifs, qu’il a mise sur papier dans le livre Mein Kampf. La persécution des Juifs a commencé après la montée des Nazis au pouvoir en 1933. Le boycott d’entreprises juives a débuté en avril 1933 et les premières lois contre les Juifs ont été ordonnées le 7 avril 1933 dans la Loi du Rétablissement du Service Civil, bannissant les Juifs du service militaire. Les Juifs ont progressivement été poussés hors de la société allemande, privés de postes académiques et ont perdu leurs propriétés. Les lois de Nuremberg, votées en 1935, privaient les Juifs de leur nationalité allemande et interdisaient le mariage ou tout contact sexuel entre les Juifs et les non-Juifs. Une personne ayant 1 à 2 grands parents Juifs était classée comme une «race mixte», alors que ceux qui possédaient 3 à 4 grands-parents étaient classifiés comme Juifs. Les lois de Nuremberg ont été votées par le Reichstag par vote majoritaire, cependant, Hitler aurait pu les faire passer en utilisant les pouvoirs dictatoriaux qui lui étaient attribués par la «loi des pleins pouvoirs». La Kristallnacht (la Nuit de Cristal) de novembre 1938, fut un pogrom sanglant. Plus de 100 Juifs furent assassinés et une «taxe» infligée contre les Juifs s’élevant à 1 milliards de marks.

 

Dans un discours prononcé le 30 janvier 1939, Hitler lança un avertissement.

 

«Si les financiers juifs internationaux en Europe et au dehors réussissent une fois de plus à plonger les nations dans une guerre mondiale, alors, il en résultera, non pas la victoire de la Juiverie, mais l'annihilation de la race juive en Europe !»

 

En 1942, il se réfère à l’anéantissement des Juifs d’Europe comme un fait accompli.

 

«Nous voyons clairement que cette guerre ne pourra se terminer qu’avec l’extermination des peuples germaniques, ou que la Juiverie doit disparaitre de l’Europe. Je l’ai déjà dit le 1 septembre 1939 [sic] du Reichstag Allemand … que cette guerre ne se terminera pas de la façon dont les Juifs l’ont prévu, c’est-à-dire que le peuple Arien Européen sera exterminé; mais le résultat de cette guerre sera l’annihilation de la Juiverie. Pour une fois, tous les autres ne saigneront pas à mort seuls; pour une fois l’ancienne loi juive se réalisera: œil pour œil; dent pour dent.»

 

Les Allemands ont réfléchi à plusieurs solutions concernant la “question juive”, y compris l’émigration forcée et le transfert vers Madagascar. Un moment, ils permirent aux Juifs de partir pour la Palestine, et emporter avec eux une somme limitée de leurs propriétés sous le Hesder. Pourtant, les Britanniques fermèrent la Palestine à l’immigration juive en 1939. Les Allemands ont aussi découvert que d’autres pays ne voulaient pas des Juifs. Lors de la conférence d’Evian les Bains, tenue en juillet 1938, les pays les uns après les autres déclaraient ne pouvoir accepter des immigrants juifs. La conférence d’Evian a convaincu les Allemands du fait qu’ils ne pourraient se débarrasser des Juifs par l’émigration forcée. Afin de prouver au monde que personne ne voulait des Juifs, le gouvernement nazi a organisé un bateau de chargement pour ces émigrants. En 1939, le paquebot allemand St. Louis, portant un chargement de refugiés juifs, à découvert qu’il ne pouvait les débarquer à Cuba, suite aux demandes exorbitantes du gouvernement cubain. Le Président des Etats-Unis Franklin D Roosevelt a ordonné aux Gardes Cote des Etats-Unis d’empêcher le débarquement du navire aux Etats-Unis. Le St. Louis a finalement débarqué ses passagers en Europe, où ils furent pour la plupart tués par la suite dans l’Holocauste. Durant la guerre, les consuls américains et ceux des autres pays étant au départ neutres, ont joué un rôle actif dans le massacre des Juifs d’Europe, en refusant l’émigration et des visas de passage pour les Juifs. Cette politique continua même après qu’il ait été su avec certitude que les Juifs étaient victimes d’un assassinat de masse et que le refus de visas signifiait une mort certaine.

 

Le moment de la décision de tuer les Juifs d’Europe est en question et a probablement été délibérément estompée par le régime nazi. Lorsque l’Allemagne envahit la Pologne en 1939, l’Allemagne crée des groupes d’actions spéciaux, les Einsatzgruppen (groupe d’action spéciaux) dont le travail était de rassembler les Juifs avec pour but définitif, apparemment de les tuer. Ils se trouvaient sous le contrôle du SS Gruppenfuhrer Reinhard Heydrich, chef de l’office de Sécurité principal du Reich, ayant précédemment été chargé du contrôle de l’émigration juive hors d’Allemagne: le 21 septembre 1939, dans une lettre de Heydrich adressée aux chefs de toutes les polices de sécurité Einsatzgruppen il déclare:

 

On doit faire la distinction entre

 

1. Le but final (qui prendra du temps), et

 

2. L’exécution d’une partie de cet objectif (qui peut être effectué dans un espace de temps court).

 

Les mesures prévues demandent une préparation des plus minutieuses aussi bien du point de vue technique que du point de vue économique.

 

Il va sans dire que les missions de cette connexion ne peuvent être exposées en détail. Les instructions suivantes et les directives servent simultanément l’objectif de faire pression sur les chefs des Einsatzgruppen à arriver à une considération pratique.

 

La première nécessité afin d’atteindre le but final est la concentration des Juifs du pays dans les grandes villes. Ceci est à effectuer immédiatement.

 

(Mise en relief ajoutée. Voir http://www.nizkor.org/hweb/orgs/german/einsatzgruppen/esg/mt/lfh.html pour la totalité de la lettre).

 

Ceci signifie que le régime nazi avait déjà décidé d’un «but final» de meurtre, au moins pour les Juifs d’Europe de l’Est, mais faisait attention à ne laisser aucune trace de document compromettant. C’est apparemment cet ordre qui fut à l’origine de la concentration des Juifs en ghettos.

 

En 1941, l’Allemagne a réellement commencé à tuer des Juifs. Lors de la préparation de l’opération Barbarossa, l’invasion de la Russie, les Einsatzgruppen et les unités de police spéciale furent créées, leur mission étant d’exproprier les Juifs de leurs propriétés et les tuer dans les zones conquises, particulièrement en Ukraine et dans les états baltiques, alors que la Wehrmacht (force de défense) progressait. Environ un million et demi de Juifs furent tués de cette façon en ce faisant tirer dessus et tout autre moyen. (Voir http://www.holocaust-history.org/intro-einsatz/#i ). Un Einsatzgruppen était composé de SS, SD (SiecherheitsDienst - service de sécurité), Gestapo et de la Police. En plus de la police et de l’Einsatzgruppen, les unités SS furent composées d’Ukrainiens locaux et de collaborateurs lettons.

 

Il est probable que la décision de principe de tuer tous les juifs d’Europe était déjà prise au milieu de l’année 1941, selon Gord Mcfee. Le 31 juillet 1941, Hermann Goering a émis l’ordre suivant au SS Gruppenfuhrer Reinhard Heydrich. Heydrich était le chef du bureau de sécurité principal du Reich, c’est pourquoi il avait sous son contrôle aussi bien la Police de Sécurité (Gestapo) que le Service de Sécurité (SD). L’ordre stipulait:

 

Terminer la mission qui vous a déjà été assignée dans l’ordre du 24 janvier 1939, afin de mener à bien, par émigration ou évacuation, une solution à la question juive comme la plus avantageuse possible dans les conditions du moment, je vous charge de mettre en place toutes les préparations organisationnelles, fonctionnelles et matérielles nécessaires afin de mener à bien la solution de la question juive [[Gesamtlösung der Judenfrage] dans la sphère allemande d’influence en Europe.

 

Dans la mesure où la juridiction d’autres agences centrales peut être touchée de ce fait, elles seront impliquées.

 

De plus, je vous charge de me remettre dans un futur proche un plan général des mesures organisationnelles, fonctionnelles et matérielles à prendre en préparation de l’exécution de l’aspiration à la solution finale concernant la question juive [Endlösung der Judenfrage].

 

C’est apparemment la première apparition connue de la phrase «Endlösung der Judenfrage», pourtant, la «solution finale» a en fait déjà débutée. A la fin de 1941, l’Einsatzgruppen a tué environ un demi-million de Juifs dans les zones conquises de l’URSS, ce qui a probablement influencé l’entrée des Etats-Unis dans la guerre après l’attaque japonaise sur Pearl Harbor. Une entrée de l’agenda de la Reich Propaganda du Ministre Joseph Goebbels, datant du 12 décembre 1941 écrit:

 

Bezüglich der Judenfrage ist der Führer entschlossen, reinen Tisch zu machen. Er hat den Juden prophezeit, daß, wenn sie noch einmal einen Weltkrieg herbeiführen würden, sie dabei ihre Vernichtung erleben würden. Das ist keine Phrase gewesen. Der Weltkrieg ist da, die Vernichtung des Judentums muß die notwendige Folge sein.

 

En respectant la question juive, le Führer a décidé d’effectuer un balayement net. Il a prédit aux Juifs, qu’ils apportaient une fois de plus une guerre mondiale, et qu’ils vivraient afin de voir leur propre annihilation. Cela n’était pas simplement un mot facile à retenir. La guerre mondiale était la, et l’annihilation des Juifs devait être la conséquence nécessaire. (Die Zeit. Jan. 9, 1998).

 

Le 20 janvier 1941, une conférence s’est tenue dans la banlieue de Berlin a Wannsee, présidée par Heydrich. La conférence Wannsee n’a pas décidé du sort des Juifs européens qui avait déjà été décidé. Il n’a fait qu’établir la suprématie d’Heydrich et décidé de la politique de transport des Juifs européens vers l’Est pour extermination, terminant la politique d’émigration de force. Ceci était apparemment le résultat de la crise de la guerre mondiale, éliminant la possibilité d’extorque de fonds d’organisations juives américaines afin de sauver des Juifs, et apparemment aussi catalyser les décisions d’Hitler afin d’exécuter le massacre de tous les Juifs d’Europe, qui en juillet 1941 n’a été qu’une «solution d’espoir».

 

Cependant, la conférence Wannsee envisageait au départ de faire marcher les Juifs vers l’Est, mais finalement il a été considéré plus pratique de les charger sur des trains de transports. Les Juifs de Hollande furent forcés d’acheter des billets aller-retour des autorités ferroviaires allemandes, alors qu’ils n’utiliseraient jamais leur ticket retour. A l’Est, tout d’abord en Pologne, les camps de concentration furent construits dans les endroits où les Juifs travaillaient jusqu'à la mort, étaient gazés où tués lors de diverses «expériences». certains survécurent a la guerre, en travaillant pour les Allemands comme travailleurs esclaves ou bien dans les camps ou dans des usines appartenant a Krupp, Siemens, Messerschmidt et autres usines industrielles allemandes. Heydrich lui-même n’a pas vécu jusqu'à l’exécution de la solution finale, il fut assassiné par des partisans tchèques attaquant sa voiture en mai 1942. Il décéda de ses blessures en juin. Le massacre des Juifs d’Europe reçu le nom de code Operation Reinhard.

 

Parmi les camps vers lesquels les Juifs furent transportés, sept furent considérés comme Todeslager (camps de la mort) ou Vernichtungslagers (camps d’extermination). Ceux-ci avaient été expressément mis en place pour une extermination rapide, et comprenaient des chambres à gaz ou autres dispositifs meurtriers comme les fours crématoires afin de tuer les gens et se débarrasser des corps. D’autres camps furent différemment des camps de concentration ou des camps de travail, dans lesquels les prisonniers mourraient généralement d’attrition, en raison d’un surmenage intensif, la maladie, la faim et les «expériences». Plusieurs camps de la mort ont été construits particulièrement dans le cadre de l’opération Reinhard, alors que d’autres comprenaient des camps de la mort, mais étaient aussi des camps de concentration ou des camps de travail.

 

Parmi les huit camps de la mort, sept étaient destinés à tuer des Juifs. Le huitième, Jasenovak, était un camp mis en place afin de tuer les Serbes, que les Oustachis croates faisaient fonctionner. A Sobibor, les prisonniers de guerre russes étaient internés avec les Juifs. Les révoltes de Sobibor et de Treblinka entrainèrent les Nazis à fermer les camps en 1943 parmi lesquels:

Camp

Emplacement

Nombre de morts estimés

Auschwitz II

Oswiecim - Brzezinka, Pologne

Entre 1,100,000 et 1,400,000

Belzec:

Belzec, Pologne

Entre 436,000 et 600,000

Chelmno

Chelmno, Pologne

Entre 152,000 et 320,000

Jasenovak

Yougoslavie

Entre 500,000 et 840,000

Majdanek

Lublin, Pologne

Entre 78,000 et 360,000

Maly Trostenets

Bielorussie

60,000 +

Sobibor

Sobibor, Pologne

Entre 170,000 et 250,000

Treblinka

Treblinka, Pologne

800,000

 
En plus des camps de la mort, il existait des centaines de camps de concentration et de camps de travail. Chacun de ces camps pouvait engendrer des milliers de victimes. Il y eut même un camp sur le sol britannique à Alderney sur un petit îlot appelé Aurigny, nom français pour Alderney. Parmi les camps de concentration et de travail les plus infâmes, ont peut compter:

Bergen-Belsen – un «point de rassemblement» en Allemagne, dans lequel environ 70 000 personnes furent assassinées.

Buchenwald – un camp de travail en Allemagne dans lequel environ 56 000 personnes moururent.

Dachau – Etabli en Allemagne comme premier camp de concentration en 1933. Environ 130 000 prisonniers politiques et Juifs moururent ici.

Flossenbürg – un camp de travail allemand dans lequel près de 30 000 personnes furent tuées.

Mauthausen – un camp de travail autrichien; environ 100 000 victimes.

Ravensbrück - un camp de travail allemand; environ 100 000 victimes.

Theresienstadt – camp de travail et de transit dans lequel au moins 35 000 personnes furent assassinées.

 

Le fait de l’extermination et de l’existence des camps était connu des gouvernements alliés, qui le cachèrent au public. Les soldats alliés furent choqués et incrédules lorsqu’ils découvrirent les premiers camps et libérèrent les détenus survivants décharnés.


Environ 6 millions de Juifs furent assassinés dans les camps de la mort, les camps de concentration, les massacres régionaux et les révoltes des ghettos, particulièrement lors du soulèvement du Ghetto de Varsovie et la révolte du ghetto de Vilna.L’Europe et d’autres pays restèrent des complices passifs de par le fait qu’ils n’offrirent pas refuge aux Juifs tentant d’échapper à l’Europe occupée des Nazis. Le Grand Mufti nazi de Jérusalem, Hajj Amin Al Husseini, fit pression sur les pays neutres d’Europe afin de garantir qu’ils n’accorderaient pas de visas aux Juifs tentant de quitter les zones occupées de l’Allemagne.


L’organisation sioniste ne pouvait pas que très peu faire afin de tenter de sauver les Juifs d’Europe. Les portes de la Palestine leur avaient été claquées par le «livre blanc» britannique en 1939, des parachutistes s’étaient organisés pour atterrir derrière les lignes ennemies, et aider les Juifs et les groupes de partisans, puis il y eut l’immigration illégale de l’Aliya Bet et les Juifs palestiniens combattant dans une brigade juive. Après la guerre, les sionistes organisèrent la Beriha (évasion) afin de faire sortir les rescapés hors d’Europe.


L’Holocauste et la création de l’Etat d’Israël – les rescapés d'après-guerre n’étaient pas autorisés à dépasser le quota de 15 000 personnes par an autorisées à venir en Israël par le mandat britannique, et furent maintenus dans des camps de déplacés. Les Etats-Unis et la plupart des pays d’Europe refusèrent d’admettre ces Juifs. Les personnes déplacées, pour la plupart, n’avaient aucun intérêt à retourner dans leur pays d’origine, puisqu’il ne leur restait rien sur les lieux. Les sionistes d’Europe, avec l’aide de la Palestine et des soldats sionistes servant dans les armées américaines et celles de certains pays alliés, organisèrent la Beriha – évasion illégale des Juifs d’Europe vers la Palestine, malgré l’interdiction britannique d’immigration juive.


Malgré l’Holocauste, les britanniques continuèrent à pourchasser et refuser l’accès des bateaux chargés d’immigrants illégaux dès qu’ils le pouvaient. L’existence de ces 250 000 personnes déplacées, rescapées de l’Holocauste, vivant dans des camps en Europe, créa une pression politique sur la Grande Bretagne les incitant à autoriser l’immigration juive en Palestine, mais face à la pression arabe, le gouvernement britannique de changea pas sa politique. Ceci précipita la révolte armée de la résistance juive, conduisant par la suite à l’annonce britannique selon laquelle ils renonçaient au mandat en Palestine. Dans un sens, l’Holocauste fut la cause directe de la création de l’Etat d’Israël.


Les Justes et les Héros – cependant, l’Holocauste fut en grande partie réalisable grâce à la coopération passive ou active des personnes occupées ainsi que des Allemands, plus de 20 000 personnes ont été reconnues comme «justes parmi les nations» par l’organisation commémorative de Yad Vashem. De nombreux individus des pays occupés, comprenant des milliers de Polonais, Danois, Néerlandais, Français, Belges, Ukrainiens et des centaines d’autres personnes, risquant leur vie afin de cacher et sauver des Juifs. Des diplomates enfreignaient les ordres afin de sauver des Juifs en leur accordant des visas. Parmi les cas les plus remarquables:


Toute la résistance danoise et les Danois refusèrent de coopérer aux ordres de déportation, et permirent à la plupart des Juifs du Danemark de s’enfuir vers le pays neutre de Suède. Le cas du Danemark prouve le fait qu’une résistance déterminée aurait pu contrecarrer les efforts allemands d’extermination.

Oskar et Emilie Schindler ont sauvé des centaines de Juifs, comme il a été relaté dans le film «la liste de Schindler».

L’Ambassadeur du Brésil en France, Luis Martins de Souza Dantas a accordé des visas à des centaines de Juifs à l’encontre des ordres explicites de son gouvernement.

L’Ambassadeur britannique en Allemagne, Francis Foley, a sauvé des milliers de Juifs allemands.

Le Dr. Jan Zabinsky, directeur du zoo de Varsovie, qui, avec sa femme Antonina, a aidé des douzaines de Juifs à s’échapper du ghetto de Varsovie.

Johan Benders de Hollande a préféré se tuer plutôt que de révéler le lieu où se cachaient les Juifs qu’il avait sauvé.

Le groupe N.V en Hollande a sauvé environ 200 enfants juifs.

Jan Schep a contrefait des cartes d’identité servant à sauver des vies de Juifs et d’autres. Il fut arrêté et mourût dans un camp de concentration.

Joop Westerweel a sauvé entre 300 et 400 jeunes sionistes et enfants juifs allemands, en formant un groupe de secours cachant des personnes et ordonnant leur transport. Il se fit finalement attraper et fut exécuter par les Nazis en 1944.


La Négation de l’Holocauste – le massacre de la population juive en Europe est attesté par de nombreuses preuves avérées. Les Nazis ont conservé une documentation stricte du nombre de Juifs déportés et tués. Malheureusement, jusqu'à récemment, une grande partie de cette documentation étaient classifiée et le gouvernement allemand ne permettait pas sa divulgation au public, apparemment pour protéger l’identité des criminels de guerre. Cependant, les listes détaillées de ceux exécutés par les Einzatsgruppen et les rapports des exécutions générales des différentes villes, ghettos et camps, fournissent une documentation suffisante afin d’attester la plupart des demandes de preuve requises.


Les évadés, les survivants ainsi que les témoignages écrits de ceux n’ayant pas survécu comme Anne Franck, racontent la même histoire. Cette histoire est à nouveau confirmée par le nombre massif de preuves mises à jour lors des procès de Nuremberg pour crime de guerre ainsi que le procès d’Eichmann. Les soldats alliés ayant libérés les camps de la mort en 1945 ont rencontré quelques survivants et ont entendu les récits détaillés des massacres. Certains camps de concentration, les chambres à gaz et les crématoriums ont été conservés sous forme de musée. Toute famille peut compter ses membres disparus. Néanmoins, par perversité lâche et antisémitisme, des négationnistes de l’Holocauste remettent en question la véracité historique de l’Holocauste. Ils prétendent que les sionistes ou les Juifs ont inventé «le mythe de l’Holocauste».


En plus de s’emparer des documents militaires, les Nazis tenaient un dossier méticuleux des meurtres perpétrés, comptant la mort d’environ 6 millions de Juifs et 11 millions d’autres. Ces registres ont été conservés à Bad Arolsen et ont récemment été ouverts, rendus ainsi accessibles au public. Pourtant, cela prendra encore des années avant que la quantité extraordinaire de papier soit disponible pour utilisation et examen par des investigateurs.


Antisionisme et l’Holocauste – pour la plupart des non-sionistes et Juifs antisionistes ayant survécu à l’époque de l’Holocauste, l’Holocauste fut la leçon finale historique prouvant, par un moyen horrible et tragique, l’exactitude de l’observation sioniste de l’histoire: les Juifs ne pourront s’assimiler dans une société moderne européenne. Le futur des Juifs ne pouvait se trouver que sur leur terre natale. La transformation est résumée dans la tragédie du grand chimiste allemand, Fritz Haber. Haber a été le directeur de l’Institut Kaiser Wilhelm, il a été décoré et honoré par le Kaiser pour ses services rendus durant la Première Guerre Mondiale, mais lui, ainsi qu’un autre Juif, furent sommairement renvoyés de l’Institut en 1933. Haber s’enfuit vers l’Angleterre et chercha l’aide et le réconfort de Chaim Weizmann. Weizmann écrit:


« La vérité est que je pouvais à peine le regarder dans les yeux. J’avais honte de moi, honte de ce monde cruel permettant que de telles choses puissent arriver, et honte de l’erreur dans laquelle il avait vécu et travaillé durant toute sa vie.»


Lors d’une autre rencontre avec Weizmann à Bale en Août, Haber déclare:


«J’étais l’un des personnages les plus puissants d’Allemagne» mais «à la fin de ma vie, je me trouve à faire faillite. Lorsque je serai mort et oublié … votre travail restera, un monument éclatant dans la longue histoire de notre peuple.»


Haber avait projeté de débuter une nouvelle carrière en Palestine, mais celle-ci fut interrompue lorsqu’il mourut en 1934.


Une autre faction antisioniste, l’union General des Travailleurs Juifs, était particulièrement forte en Pologne et dans les pays baltes, dans lesquels ils avaient ridiculisé les efforts d’immigration sioniste. Pour la plupart, ils furent physiquement exécutés, parfois en combattant côte à côte avec les sionistes dans les révoltes des ghettos. Le judaïsme réformé, ayant débuté en Allemagne comme mouvement affirmant la négation d’un nationalisme juive, a été exterminé dans son propre pays d’origine. Aux Etats-Unis, les Juifs réformistes adoptèrent de plus en plus des plateformes pro-sionistes.


Plus d’un demi-siècle plus tard, plusieurs idéologies antisionistes juives sont à nouveau apparues. Pour celles-ci, l’Holocauste est un embarras. Ils espèrent présenter la thèse selon laquelle l’Holocauste n’est qu’un autre exemple de la cruauté humaine envers ses semblables, comme tous les autres génocides s’étant produit au XXème siècle comme auparavant, tels que le génocide commis contre les Arméniens par les Turques durant la Première Guerre Mondiale, le génocide du Ruanda et le génocide des Cambodgiens. Ils prétendent aussi qu’Hitler n’a pas sélectionné particulièrement les Juifs, montrant que les Nazis ont aussi persécuté les Gitans, les communistes, les dissidents et les homosexuels. Pourtant, des historiens non sionistes objectifs ont noté la preuve évidente du fait qu’Hitler et les Nazis étaient obsédés par les Juifs. De plus, de toutes les tranches des sociétés en Europe, les Juifs étaient les seuls pour lesquels aucun lobby politique n’était possible en vue de soulever une certaine sympathie. Le programme d’euthanasie a été stoppé par les protestations de groupes chrétiens et le partage des Gitans fut aussi arrêté. Aucun groupe apolitique de citoyens Allemands fidèles n’a été sélectionné par haine comme il en a été le cas invariablement pour les Juifs, ou implacablement persécutés. Les antisionistes prétendent aussi que l’intérêt de préserver la mémoire des victimes de l’Holocauste et l’enseignement de l’histoire de l’Holocauste est une «Industrie de l’Holocauste» sioniste promulguée afin de justifier le sionisme. Pourtant, à la suite de l’ignorance croissante d’un grand nombre de personnes concernant l’Holocauste, comme il a été montré dans des enquêtes effectuées en Europe, et la persévérance dans la négation de l’Holocauste, nous voyons apparaitre un effort éducationnel, s’il y a, inapproprié.


Une affirmation particulièrement perverse des antisionistes, est le fait que les sionistes avaient aidés lors de l’Holocauste, ou encore, étaient des Nazis. Ceci est basé sur l’accord sioniste avec le gouvernement nazi, de sauver des Juifs dans l’arrangement Hesder, selon des négociations menées durant la Seconde Guerre Mondiale par l’organisation sioniste afin de secourir des Juifs, et sur une proposition fantastique qui fut prétendument effectuée par le groupe extrémistes du LEHI, offrant d’établir un état nazi en Palestine. Tous ces efforts, ainsi que ceux des groupes de charité juifs américains doivent être compris à la lumière de la réalité tragique de l’Holocauste. L’organisation sioniste et d’autres groupes furent confrontés à la réalité du massacre des Juifs d’Europe. Les portes de la Palestine furent verrouillées. Les Nazis tenaient en otage la totalité de la population juive en Europe, et chaque effort et autre moyens étaient ressentis comme justifiés s’ils pouvaient sauver ne serait-ce que quelques Juifs. Environ 60 000 Juifs furent sauvés dans le Hesder. En Hongrie, Rudolf Kastner, lui-même otage des Nazis, a négocié la relâche de 1 685 Juifs pour une rançon de 1000$ par personne. Kastner émigra plus tard en Israël. On a prétendument dit qu’il avait choisi des sionistes et des amis parmi les personnes qu’il avait sauvées. Cette affirmation parait comme étant peu probable, puisque le groupe comprenait l’antisioniste Satmar Rabbi Joel Teitelbaum et quelques uns de ses disciples. Un Israélien sioniste rescapé de l’Holocauste a aussi prétendu que Kastner a effectué un faux témoignage pour le criminel de guerre nazi Kurt Becher. Les charges n’ont pas été prouvées, mais Kastner a été assassiné. Etant donné que l’accusé comme les accusateurs étaient tous sionistes, et que l’organisation sioniste possédait un léger contrôle sur les autres évènements à l’intérieur de la Hongrie, les mauvaises actions de Kastner, réelles ou prétendues ne reflétaient pas nécessairement le mouvement sioniste.


Plus récemment, des antisionistes tels que le Rabbin David Weiss, se sont affairés à la négation de l’Holocauste avec l’ancien Klan Wizard David Duke et autres réactionnaires.


L’enregistrement détaillé des morts selon une estimation – Après la guerre, le comité anglo-américain sur la Palestine, a documenté, en partie, l’extermination des Juifs d’Europe comme il est indiqué dans les tableaux suivants, montrant la population juive avant la guerre et le nombre de rescapés Juifs. Les tableaux sous-estiment considérablement le nombre de Juifs tués. Ils ne prennent pas en compte l’augmentation naturelle qui aurait du se produire ces années durant, ni les personnes qui n’étaient pas comptabilisées comme juives avant la guerre, mais qui étaient juives selon les critères nazis car ils avaient des ancêtres juifs. Le tableau expose la population juive d’avant-guerre en URSS s’élevant à 13,560,000». Depuis le total n’est que de 9 946 200, nous devons supposer que le chiffre prévu était de 3 560 000. Ceci est peut-être une sous-estimation de la population juive soviétique. Les Allemands avaient estimé que la population juive atteignait les 5 millions en URSS.


Source: Anglo Americain Commission Report, Appendix III

 

Annexe III

Estimation de la population Juive d’Europe

Tableau A

 

 

1939

1946

Pays

Total

Total

Origine

Refugiés et déplacés

Nationalité des réfugie et des déplacés

Albanie

200

300

50

250

Principalement Autrichien et Yougoslave

Autriche

a   60, 000

15, 000

7, 000

8, 000

73% Polonais; 11% Hongrois; 6% Tchèques et 6% roumains

Belgique

90,000

33,000

25,000

8,000

Principalement Allemands, Autrichiens et Polonais

Bulgarie

50,000

45,000

46,000

---------

---------

Tchécoslovaquie

b 315,000

c 65, 000

c 60, 000

6, 600

Principalement Polonais et quelques Hongrois

Danemark

7,000

5,500

5,500

--------

--------

Finlande

2,000

1,800

1,800

--------

--------

France

320,000

180,000

150,000

20,000

Principalement Allemands, Autrichiens et Polonais

Allemagne

d 215, 000

94,000

20,000

74,000

85% Polonais; 5% Hongrois; 4% Lituaniens , 3% Roumains

Grèce

75,000

10,000

10,000

---------

---------

Hollande

150,000

30,000

24,000

6,000

Plus de 80% Allemands et Autrichiens

Hongrie

e 400,000

f 200,000

f 200,000

----------

----------

Italie

50,000

46,000

30,000

16,000

75% Polonais; 7% Roumains; 5% Tchèques; 5% Hongrois

Luxembourg

3,500

500

500

--------

--------

Norvège

2,000

1,000

750

250

Pour la plupart Allemands

Pologne

3,351,000

g 80,000

g 80,000

------

------

Roumanie

h 850,000

i 335,0000

j 320,000

15,000

Principalement Polonais

Yougoslavie

75,000

11,000

11,000

---------

---------

Total (Tableau A:)

6,015,700

1,153,106

1,000,600

152,000

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Table B

_

 

1939

1946

Pays

Total

Total

Origine

Refugiés et déplacés

Nationalité des réfugie et des déplacés

Royaume Unis

340,000

350,000

300,000

50,000

90% Allemands et Autrichiens

Portugal

3,600

4,000

3,600

600

Différentes nationalités

Union Soviétique

13,560,000**

2,665,000

2,600,000

165,000

150,000 Polonais; 15,000 Hongrois

Espagne

4,500

4,600

4,000

600

Différentes nationalités

Suède

7,600

19,500

7,600

12,000

Principalement Polonais, Allemands et Autrichiens

Suisse

26,000

28,600

18,000

10,500

Principalement Polonais, Allemands et Autrichiens

Total (Tableau B)

3,930,600

3,071,600

2,833,000

238,500

-------------

Total (Tableau A)

6,015,700

1,153,100

1,000,600

152,500

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------------

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------------

 

Total pour l’Europe

9,946,200

4,224,600

3,833,600

391,000

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* Les chiffres mentionnés dans les colonnes incluent les réfugiés ainsi que les Juifs d’origine.

[** Le chiffre est apparemment estimé à 3 560 000 d’après le total. Ceci est une sous-estimation brute. Bien entendu, beaucoup de citoyens soviétiques on été tués au cours de la bataille, y compris des Juifs, et d’autres ont aussi été exécutés apparemment par le gouvernement soviétique. Les Allemands ont estimé la population juive à quelques 11 millions, selon le protocole de la conférence de Wannsee – ZIIC]

aa En 1937, la population juive d’Autriche s’élevait approximativement à 192 000 personnes. Lors du déclenchement de la guerre, l’émigration de plus de 10 000 d’entre eux liée aux persécutions et aux déportations a réduit leur nombre à 60000.

b Le nombre se réfère à la population juive dans les frontières d’avant-Munich, lorsque la population juive de Tchécoslovaquie s’élevait à 360 000. En septembre 1939, principalement en raison de l’émigration, le nombre des Juifs est descendu approximativement à 315 000.

c Ne comprend pas les Juifs rescapés étant restés en Ukraine – Carpathe, territoire actuellement en Union Soviétique.

dd Selon le recensement du mois de juin 1933, la population juive d’Allemagne s’élevait à 499 682. En septembre 1939, l’émigration de 200 000 d’entre eux, les persécutions ainsi que le déclin naturel de la population fut réduit au nombre de 215 000.

e Le nombre se réfère à la population juive dans les limites d’avant-Munich

f Ces chiffres ne comprennent pas les quelques 15 000 Juifs Polonais en Union Soviétique qui devront être rapatriés par la suite.

g Ces chiffres ne comprennent pas les quelques 150 000 Juifs Polonais en Union Soviétique pour lesquels l’option du rapatriement a été rendue possible.

h Comprend la population juive de Bessarabie et de Bucovine, à présent en Union Soviétique.

i Ne comprend pas les quelques 40-45 000 survivants de Bessarabie et de Bucovine. La population juive d’avant-guerre dans les présentes frontières de la Roumanie était à peu près de 520 000 en 1916. Parmi le nombre de 335 000 en 1916, les 40 000 personnes résidant précédemment dans les deux provinces divisées sont comprises. .

jj Comprend la population juive en Estonie, en Lettonie et Lituanie en 1939, estimée à quelques 250 000 personnes.