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Pologne / 08-04-2013

Un historien polonais accuse les juifs d'Europe de leur extermination

Source: http://wyborcza.pl/1,76842,13680087,PAN_wstrzasniety_antysemickim_wywiadem_Jasiewicza.html


Varsovie – Au cours d'une interview cette semaine, le professeur polonais Krzysztofem Jasiewicz a dit que «les dimensions du crime allemand n'ont été rendues possibles que par la collaboration active des juifs dans le processus d'extermination de leur peuple». La communauté juive de Varsovie a exprimé sa colère, mais les institutions polonaises ne s'empressent pas de dénoncer ces propos. En Italie, une institutrice d'école a dit la semaine dernière à une élève juive que «si elle avait été à Auschwitz, elle aurait fait attention au cours». Ses amies de classe ont dénoncé ces propos et ont refusé de continuer la classe. 

 

Professeur Jasiewicz a été interviewé pour le numéro d'avril du mensuel "Focus-Historia", entièrement consacré aux événements liés aux soixante-dix ans de l'insurrection du ghetto de Varsovie. Cela n'a pas empêché l'éminent professeur d'établir que «des générations entières du peuple juif ont œuvré aux résultats de l'Holocauste» en disant qu'il n'avait pas l'intention de discuter à ce sujet car «c'est une perte de temps  que de consacrer un dialogue avec les juifs dont le sentiment de supériorité et de sécurité en tant que peuple élu les mènent à leur perte». Il a qualifié ses collègues les historiens qui ne se sont pas identifiés aux arguments du professeur d' «handicapés intellectuels». Il a même établi que dans la science, on devait se déconnecter de la sensation de sympathie et se concentrer sur les faits et sur le droit de les interpréter. 

 

prof. Krzysztofem Jasiewiczem,

 

Au cours de son interview, Jasiewicz présente une nouvelle interprétation du pogrome perpétré dans le village de Jedwabne, au cours duquel les polonais ont fait entrer des centaines de leurs voisins juifs dans une grange et y ont mis le feu. L'éminent historien établi que «les habitants n'ont pas fait cela par xénophobie mais par une véritable peur, très humaine et justifiée, de la force de la population juive». Il faut se souvenir que cela s'est déroulé pendant la période de l'occupation nazie.   

 

Jasiewicz est professeur d'histoire et membre de l'Académie Scientifique Polonaise – l'institution la plus prestigieuse dans ce domaine. Ses propos ont soulevé une tempête et des réactions furieuses de la plupart des médias. L'éditeur en chef de "Focus", Michael Vitchik, à demandé à ses lecteurs pardon et a prétendu que l'intention de la publication avait été d' «attirer l'attention de la communauté scientifique de l'antisémitisme de l'un des membres les plus importants de l'Académie Scientifique». L'Académie n'a pas encore publié de réaction. Son président s'est contenté d'une réaction selon laquelle «Il se pourrait que le climat hivernal ait eu une influence négative sur notre éminent confrère ». Cependant, l'union des journalistes demande qu'un acte d'accusation soit présenté contre l'auteur de l'article en vertu des articles de la loi interdisant l'incitation à la haine à contexte national religieux ou racial – mais l'accusation générale n'a pas encore réagit.

 

L'église catholique n'a pas non plus réagit aux propos. Dans ses propos, Professeur Jasiewicz a accusé l'église car, selon lui, dans de nombreux cas, l'église avait accordé de l'aide à des juifs persécutés, leur avait permis de se convertir à la chrétienté et leur avait procuré des documents adéquates sans examiner les intentions de ceux qui demandaient le baptême. Dans ce même contexte, il a rappelé à ses lecteurs que «les israéliens assassinaient leurs voisins au Moyen-Orient et que personne ne disait rien».