Italie / 13-11-2017

Sondage: 11% des Italiens sont antisémites. La plupart d'entre eux sont de la région centre – sud

Source: osservatorioantisemitismo


Selon un sondage réalisé en collaboration avec l'IPSOS -  l'Unité d'Observation de l'Antisémitisme (Osservatorio Antisemitismo) de la fondation du Centre Juif de Documentation Contemporaine (CDEC), 11% des italiens sont antisémites. Il se pourrait que ce pourcentage n'exprime pas grand-chose en ces termes, mais en revanche, si on lit attentivement le rapport - il indique  toutes les personnes qui répondent régulièrement de manière négative à toutes les questions de toute nature concernant les juifs et Israël.


L'antisémite typique est de sexe masculin, a un faible niveau d'éducation, réside dans le  centre - sud de l'Italie, est politiquement à droite, exprime un rejet similaire envers les immigrés en général et  a une vue très polarisée sur d'autres questions. Il s'agit d'une donnée  fixe. Il y a dix ans, il s'agissait de 12%. Les rapports de ces dernières semaines nous montrent une image de cet antisémitisme actif qui soulève la tête: des défilés avec des symboles nostalgiques, des images antisémites dans les stades, et une floraison de  rhétorique  circulant sur le web.


Il s'agit d'une expression qui n'est pas uniquement composée de mots; elle est organisée par  des organisations politiques et des mouvements qui participent aux élections locales et au parlement.  La version que l'on peut lire et qui est récurrente dans divers endroits: "mais le véritable antisémitisme réside au sein du monde musulman" est  trompeur dans ce contexte.


Certes, il y a de  l'antisémitisme dans le monde musulman, généralisé et violent, et il faut y faire face et s'y opposer par des actions politiques et culturelles appropriées. Mais cela ne diminue pas le danger de l'antisémitisme, que nous pouvons définir comme "classique", sur le plan politique et culturel. Dans ce cas, ce qui m'intéresse est la première partie, "le plan politique".