Grande-Bretagne / 05-04-2017

25% des étudiants juifs en Grande-Bretagne craignent l'antisémitisme sur les campus

Source: independent


Selon une nouvelle étude, deux tiers de l'ensemble des étudiants juifs en Grande-Bretagne pensent avoir constitué des cibles en raison de leur religion, et la plupart d'entre eux craignent d'être victimes d'agression antisémites.

 

26% des étudiants juifs dans les universités ont déclaré dans une enquête menée par l'Association Nationale des Étudiants, être «très inquiets» ou «très préoccupés» par la souffrance physique, des dommages infligés à leurs biens, la violence verbale ou des vols qui pourrait leur arriver en raison de leur judaïsme.

 

La publication lundi des résultats de l'étude a eu lieu alors que le nombre d'incidents antisémites signalés dans les établissements d'enseignement britanniques a presque doublé par rapport à l'an dernier, de 21 à 41. En outre, les étudiants juifs continuent à exprimer leurs préoccupations au sujet de l'antisémitisme au sein de l'Union Nationale des Étudiants ou NUS (National Union of Students).

 

Moins de la moitié, soit 49% des étudiants juifs qui ont répondu à l'enquête ont dit qu'ils se sentent à l'aise de participer aux événements de la NUS, alors que deux tiers estiment que l'Union ne réagit pas de manière appropriée aux signalements d'actes antisémites.

 

485 étudiants ont répondu à l'enquête menée entre novembre et février par l'équipe de recherche de la NUS en collaboration avec l'Union des Étudiants Juifs.

 

Le sondage a également révélé que 45% des étudiants juifs ont dit qu'ils ne se sentaient pas à l'aise d'exprimer leurs points de vue au sujet du conflit israélo-palestinien. En outre, des preuves anecdotiques ont constaté que les étudiants se sentaient victimes de maîtres de conférences qui ont proféré des propos antisémites.

 

Près des deux tiers des étudiants juifs ont dit qu'ils ont rencontré des problèmes concernant des cours et des examens qui ont été prévus à des dates d'importantes fêtes juives, et près de la moitié d'entre eux ont éprouvé des difficultés à trouver de la nourriture casher sur le campus.